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Blog entièrement consacré à Lynda lemay : actualités, tournée, passages télé et radio .............

L'élixir larmes-sourires de Lynda Lemay

Publié le 15 septembre 2010 à 23h01 | Mis à jour le 15 septembre 2010 à 23h03

Généreuse et capable de faire voyager son public entre rires et larmes... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Étienne Ranger, LeDroit

Valérie Lessard
Le Droit

Généreuse et capable de faire voyager son public entre rires et larmes pendant plus de deux heures, Lynda Lemay a charmé les quelque 720 spectateurs réunis à la Maison de la culture de Gatineau, hier.

Au fil des ans, un amour inconditionnel, une fidélité et un respect complice se sont indéniablement tissés entre l'auteure-compositrice-interprète et ses admirateurs. Et ils s'avéraient palpables, hier soir.

Ses fans ont donc savouré les paroles de chaque chanson, celles des toutes récentes, extraites de Blessée, lancé la semaine dernière (en découvrant la fin de l'histoire de Debout sur les pissenlits, quelques-uns ont lancé un « hon » attendri), aussi bien que celles des plus anciennes, telles les incontournables - et toujours aussi appréciées - Une mère et Le plus fort c'est mon père. Ils l'ont religieusement écoutée et l'ont suivie par monts et par vaux sans rechigner.

La foule n'a en fait dérogé à cette règle qu'en de rares occasions, notamment sur les premiers mots des Souliers verts ou encore sur ceux qu'elle a composés Au nom des frustrées, qui se sont perdus sous de chauds applaudissements. Et ils ont souligné de quelques cris enthousiastes son amour pour son pays, pour ce « drapeau qui ne s'arrête pas de fleurir », lorsqu'en ouverture de deuxième partie, elle a entonné Bleu.

Entourée de ses quatre musiciens (Yves et Marco Savard, Daniel Jean et Louis Bernier), Lynda Lemay a ainsi allégrement vogué entre émotions et rigolades tout au long de la soirée.

Entre deux pièces plus tristes ou mélancoliques, elle en a toujours glissé une plus légère ou plus rythmée, histoire de doser les serrements de coeur et les éclats de rire. Car si elle a suscité la réflexion sur les tabous qui mettent en péril certaines histoires d'amour (J'ai rencontré Marie) ou encore le recueillement quand elle a chanté la volonté de mourir d'une Centenaire lucide et la douleur de perdre un enfant (la très émouvante Les Canards, à la fin de laquelle elle a semblé essuyer discrètement une larme au coin de l'oeil), elle a aussi fait s'esclaffer la salle en abordant ses nombreuses peurs, dont celles d'oublier les prénoms ou de devoir enfiler, lorsqu'elle était plus jeune, son Speedo pour ses cours de natation.

À ces moments, la chanteuse a d'ailleurs semblé prendre un malin plaisir à se faire plus théâtrale dans ses interprétations. Elle n'a donc pas hésité par exemple à montrer les deux visages de son amour pour la pêche (en devenant tour à tour la prédatrice qui rêve d'un repas et la femme « zen » qui n'aspire qu'à se détendre) ou à remettre en question le fait que Les si mangent les rais.

Elle en a aussi profité pour dénoncer, au grand plaisir de la foule, le désarroi de voir « retontir » La Visite, l'abus de pouvoir dont peuvent faire preuve les femmes enceintes (notamment quand elles ont envie de mûres en plein hiver), voire les Gros colons qui « ont un faible pour tout c'qui s'déplace sur des talons d'trois pouces et quart ».

Mais après avoir bu Un verre de n'importe de quoi, elle est revenue sur scène pour offrir une déclaration d'amour à son public : Entre deux paradis, dont une foule conquise a sûrement goûté chaque mot.

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