Après 20 ans, on connaît le «style» Lemay. La chanteuse raconte, en chanson (pas moins de 30!), des histoires, plus ou moins drôles, qui contiennent (vraiment) beaucoup de mots. Des chansons qui ont (presque) toutes un air de parenté, par leur style et la façon de les chanter.
Ceci étant dit, c'était mon premier spectacle de Lynda Lemay et vous avez compris que j'arrivais là avec mes préjugés... et pas vraiment d'attentes. Et comme souvent, lorsqu'on n'a pas d'attentes, j'ai passé une soirée agréable, avec la «famille» de Lynda.
Oui, certaines chansons finissent pas se ressembler et oui, des fois, il y a beaucoup de détails, pour dire, par exemple, qu'on est debout sur la galerie. Mais ce serait mentir de dire que les textes de la chanteuse sont banals. Elle peut vous rappeler, preque enragée, qu'elle ne veut pas de visite (La visite), qu'elle a trouvé quelque chose de curieux chez son amoureux (Les souliers verts)... ou vous raconter avec émotion la noyade d'une enfant (Les canards), vous parler des difficultés de la vie (Blessée), ou vous redire que le plus fort c'est vous savez qui (il était là, hier, d'ailleurs).
Comme le titre d'un de ses albums, on passe du «coq à l'âme», pendant le (long) tour de chant de la chanteuse originaire de Portneuf, et c'est ce que son public aime : se faire raconter, joliment, avec une langue vivante, des petits bouts de vie, par la fille d'à côté. Mention spéciale au public, qui était complice et participatif, mais qui a fait peuve d'une grande écoute. Je me demande quand même : des bottes... à franges?
Les spectacles au Théâtre Petit Champlain, ce soir et demain, sont cependant complets, de même que celui de Pont-Rouge, lundi. Il vous reste une seule chance de l'attraper dans le région, cet automne, soit à Saint-Georges de Beauce, le 17 septembre. Ensuite, Lynda Lemay chantera en France jusqu'à la fin de l'année.


